La rentrée à Bruxelles : le projet d’Ixelles – Back to school in Brussels: the Ixelles project

Entre le 14 et le 25 octobre 2019, dans le cadre du contrat de quartier Athénée d’Ixelles, The Beit Project viendra s’installer pour la première fois dans le quartier Européen à Bruxelles. Les écoles participantes seront cette année l’institut St-Boniface, l’Athénée Charles Janssens, l’école communale Sans-soucis et Petits moineaux ainsi que le Groupe Scolaire Les étangs.

Lors de ces sessions, les jeunes auront la chance de découvrir un territoire riche en histoires, sans cesse bousculé entre crises architecturales et revendications sociétales.

Pourtant, la découverte du quartier européen s’annonce être un réel défi pour nos participants car difficile à apprivoiser au premier coup d’oeil. Par son organisation mono fonctionnelle et homogène, il ne serait pas étonnant que les jeunes qui le traverseront le trouvent austère et ennuyeux. Mais la pédagogie employée dans The Beit Project permet un revirement de nos émotions. En invitant les partipants à ralentir, à se perdre, en leur donnant réellement la possibilité de changer de regards, de cadres, les faisant gagner en autonomie… le projet permet de dépasser ces premières impressions. On découvre alors un tout autre quartier, un univers éclectique et surprenant par la diversité des traces présentes dans le patrimoine urbain.

Ce dispositif pédagogique transformera à coup sûr ces nons lieux, ces points de transits que sont la rue de la loi ou la rue Belliard, en lieux d’errance et de contemplations pour les jeunes. De cette manière, les micro-trottoirs organisés durant le projet auront tout leur sens : en incitant les bureaucrates en plein mouvement à s’arrêter pour être interviewés par des jeunes totalement immobiles, nous serons face à un acte hautement symbolique.

Rendez-vous en octobre pour un partage d’images qui parleront d’elles-mêmes.

Comme à son habitude, The Beit Project propose ensuite aux jeunes de s’approprier les traces qu’ils auront trouvées grâce à un atelier plus historique. Cette fois-ci, nous aurons l’immense chance de pouvoir collaborer avec la Maison de l’Histoire Européene, en particulier avec Laurence Bragard, chargé du service éducatif du musée. En se référant à différents éléments du musée, et notamment à l’exposition temporaire « Jeunesse rebelle », Laurence questionnera les jeunes sur leur place dans la société, leur rôle de citoyen dans une Europe en crise pour enfin débattre sur leur pouvoir de changement face aux futurs enjeux démocratiques et écologiques. Les discussions seront, j’en suis sûr, colorées, intenses et je l’espère totalement émancipatrices.

D’ailleurs si vous habitez dans le quartier ou si vous êtes juste curieux et avez envie de nous rencontrer, nous serons installés à la Maison de la solidarité 122 rue Gray à Ixelles, à quelques minutes du parc Léopold. (Petite anecdote : cet espace culturel se trouve juste à côté de la demeure du célèbre et insolite réalisateur belge Boris Lehman).

Autre nouveauté de cette année, The Beit Project a été selectionné par BOZAR pour faire partie du projet NEXT GENERATION PLEASE qui réunit des jeunes, des responsables politiques et des artistes pendant un an. Le but ? La création d’une œuvre collective sur base des questions liées à l’avenir de nos sociétés européennes. Les idées, les récits et les rêves seront exposés gratuitement en mai 2020 au BOZAR

C’est l’artiste Virginie Litzler, habituée du Beit Project, qui se présentera comme l’accompagnatrice active tout au long du projet pour guider les jeunes du Centre Scolaire Ma Campagne dans une démarche plastique. L’univers de Virgnie s’articule autour d’une rencontre, un dialogue de fond pour « choréographier » ensemble l’appartenance à une cité, quelle qu’elle soit, sans but de réussir ou de plaire. Les personnes avec qui elle travaille ne sont ni des acteurs ni des danseurs mais des personnes en mouvement issu du quotidien. De plein augure pour éveiller chez les jeunes de nouvelles réflexions au niveau de la création.

Enfin, Joëlle Maison, députée de la fédération Wallonie-Bruxelles et ancienne échevine chargée de l’éducation, sera la responsable politique présente lors du dispositif. Elle animera et donnera son expertise sur les différentes thématiques de société qui seront débatus et permettra donc aux jeunes de se saisir, s’ils le souhaitent, d’une nouvelle approche pour traiter de la vision qu’il souhaiterait défendre lors du projet.

The Beit Project continue donc son parcours à Bruxelles toujours avec les mêmes enjeux : associer le patrimoine historique à la lutte contre l’exclusion sociale, le racisme et les discriminations. Une pédagogie invitant les jeunes à être les auteurs de leur propre choix.

Between 14 and 25 October 2019, as part of the Contrat de Quartier Athénée d’Ixelles, The Beit Project will move for the first time to the European district in Brussels. This year, participating schools will be the Institut St-Boniface, Athénée Charles Janssens, the municipal school Sans-soucis et Petits moineaux and the Groupe Scolaire Les étangs.

During these sessions, young people will have the opportunity to discover a territory rich in history, constantly challenged between architectural crises and societal demands.

However, discovering the European neighbourhood promises to be a real challenge for our participants because it is difficult to get to grips with it at first glance. By its mono functional and homogeneous organization, it would not be surprising if the young people who will cross it find it austere and boring. But the pedagogy used in The Beit Project allows us to turn our emotions around. By inviting the participants to slow down, to get lost, by really giving them the possibility to change their views, their frames, making them gain in autonomy… the project makes it possible to overcome these first impressions. We then discover a completely different district, an eclectic and surprising universe through the diversity of the signs present in the urban heritage.

This educational system will certainly transform these non-places, these transit points, which are rue de la loi or rue Belliard, into places of wandering and contemplation for young people. In this way, the micro-trottoirs organized during the project will make sense: by encouraging bureaucrats in full movement to stop and be interviewed by young people who are totally immobile, we will be faced with a highly symbolic act.

See you in October for a sharing of images that will speak for themselves.

As usual, The Beit Project then offers young people the opportunity to appropriate the traces they have found through a more historical workshop. This time, we will have the great opportunity to collaborate with the House of European History, in particular with Laurence Bragard, in charge of the museum’s educational service. By referring to different elements of the museum, and in particular to the temporary exhibition « Rebel Youth », Laurence will question young people about their place in society, their role as citizens in a Europe in crisis and finally debate on their power for change in the face of future democratic and ecological challenges. The discussions will, I am sure, be colourful, intense and I hope totally emancipatory.

Moreover, if you live in the area or if you are just curious and want to meet us, we will be located at the Maison de la solidarité 122 rue Gray in Ixelles, a few minutes from Leopold Park (A little anecdote: this cultural space is located right next to the home of the famous and unusual Belgian director Boris Lehman).

Another new feature this year is that The Beit Project has been selected by BOZAR to be part of the NEXT GENERATION PLEASE project, which brings together young people, politicians and artists for one year. The goal? The creation of a collective work on the basis of issues related to the future of our European societies. Ideas, stories and dreams will be exhibited in May 2020 at BOZAR

It is the artist Virginie Litzler, a regular at the Beit Project, who will present herself as the active guide throughout the project to guide the young people of the Centre Scolaire Ma Campagne in a plastic approach. Virgnie’s universe is articulated around an encounter, a fundamental dialogue to « choreograph » together the belonging to a city, whatever it may be, without the aim of succeeding or pleasing. The people she works with are neither actors nor dancers but people in movement from everyday life. It is a promising sign to awaken in young people new reflections on the level of creation.

Finally, Joëlle Maison, deputy of the Wallonia-Brussels federation and former alderman in charge of education, will be the political leader present at the event. She will lead and give her expertise on the different social themes that will be debated and will therefore allow young people to seize, if they wish so, a new approach to deal with the vision they would like to defend during the project.

The Beit Project therefore continues its journey in Brussels, always with the same challenges: associating historical heritage with the fight against social exclusion, racism and discrimination. A pedagogy that invites young people to be the authors of their own choice.

Paul-Emile, local coordinator

 

The Beit Project

Creating Consciousness
Urban Heritage and European Plurality

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