Porté par la Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT (DILCRAH), le Plan national de lutte contre le racisme, l’antisémitisme et les discriminations liées à l’origine (PRADO) constitue l’un des principaux leviers de l’État pour renforcer la prévention des discriminations auprès des jeunes. Son ambition est de faire de l’éducation un outil concret de transmission, de réflexion et d’engagement citoyen, en s’appuyant notamment sur les lieux de mémoire, le patrimoine et les acteurs de terrain.
Le deuxième volet du plan, présenté en juillet, réaffirme cette volonté de développer des parcours pédagogiques permettant aux élèves de mieux comprendre les mécanismes du racisme, de l’antisémitisme et des discriminations, tout en favorisant le dialogue et l’esprit critique.
Partenaire de la DILCRAH depuis plusieurs années, The Beit Project s’inscrit pleinement dans cette dynamique avec le projet PRADO, une adaptation de son École nomade du vivre-ensemble. Conçu comme un format d’une journée, ce projet invite les collégiens à explorer leur environnement proche, à enquêter sur les traces de l’histoire dans l’espace public et à débattre collectivement des grands enjeux de société qui traversent leur territoire.
À Marseille, les sessions PRADO se sont déroulées du 15 au 19 juin dans le quartier Euroméditerranée. Au total, plus de 130 élèves des collèges Cité Scolaire Internationale Jacques Chirac, Rosa Parks, Jean-Claude Izzo et Notre-Dame de la Major ont participé à une journée d’exploration urbaine à la découverte des traces du passé inscrites dans leur environnement.
Accompagnés par une équipe de facilitation attentive et engagée, les élèves ont parcouru le quartier tout en menant une réflexion collective autour des enjeux du racisme, de l’antisémitisme et des discriminations liées aux origines. Cette immersion dans l’espace urbain a permis de faire émerger des questionnements riches et de nourrir des échanges particulièrement constructifs.
À l’issue de débats de grande qualité, les participants ont réalisé, en petits groupes, des cartes sensibles retraçant leurs observations, leurs réflexions et leurs ressentis de la journée. Ces productions témoignent de leur capacité à porter un regard à la fois critique, personnel et citoyen sur les lieux explorés et les thématiques abordées.
Merci à nos partenaires de rendre ce projet possible :