Dans le cadre du partenariat entre Aix-Marseille Université et The Beit Project, plusieurs étudiants ont participé cette année aux sessions marseillaises, inscrites dans le projet FARO. Ce programme européen de coopération et de formation vise à renforcer les compétences dans le domaine du patrimoine et de la médiation culturelle, en soutenant des partenariats entre institutions, universités et acteurs de terrain. Cette collaboration a ainsi offert à des étudiants en Master une première expérience de médiation culturelle auprès de jeunes collégiens, notamment à la Citadelle de Marseille.
Cette année, les sessions marseillaises de The Beit Project ont aussi été l’occasion de belles rencontres humaines. Parmi les membres de l’équipe de facilitation, Amadou et Mamadou, tous deux étudiants en Master à Aix-Marseille Université, ont vécu une première expérience de médiation avec des jeunes collégiens à la Citadelle de Marseille.
C’est dans ce contexte que Amadou et Mamadou, tous deux étudiants en Master 2 en études portugaises et brésiliennes, option tourisme et patrimoine, ont ainsi pris part à cette expérience de médiation en intégrant l’équipe de facilitation.
Amadou, 28 ans, arrivé en France en 2023, travaille actuellement sur « le patrimoine végétal et paysagé » et souhaite s’orienter vers « la médiation et la valorisation du patrimoine ». C’est grâce à un professeur de l’université qu’il découvre le projet. Cette aventure lui a surtout permis de gagner en confiance : « Je suis une personne plutôt introvertie et cette expérience m’a aidé à aller plus facilement vers les autres. »
De son côté, Mamadou Diaby, étudiant dans le même master, cherchait une expérience concrète capable de relier patrimoine et enjeux contemporains. « Le Beit Project m’a attiré par son approche différente, plus interactive et tournée vers le dialogue. » Au fil des sessions, il découvre une autre manière d’aborder le patrimoine : « J’ai compris qu’un lieu peut être plus qu’un espace à expliquer : il peut devenir un point de départ pour réfléchir, échanger et créer du lien. » Parmi les moments les plus marquants, Mamadou évoque les interviews réalisées par les collégiens à l’extérieur de la Citadelle : « Voir des collégiens aller vers des inconnus, poser des questions sur des sujets comme le racisme ou l’exil, le pouvoir et réussir à créer un échange sincère, était très marquant. »
Ces sessions marseillaises, rendues possibles grâce au partenariat avec Aix-Marseille Université et le projet FARO, témoignent ainsi de l’importance des collaborations entre universités et acteurs de terrain pour former de nouveaux médiateurs culturels. Un grand merci à eux pour leur implication.