Il y a un an, j’écrivais pour la première fois sur mon expérience au sein du Beit Project, entourée de personnes que j’admire, et d’autres que j’ai aujourd’hui la chance de considérer comme des amis. Aujourd’hui, je reprends la plume avec un regard différent, plus exigeant, mais aussi plus passionnant.
Cette fois, j’ai pris la relève d’un rôle que j’observais autrefois à distance, lors de mon parcours comme facilitatrice. La coordination, je m’en rends compte, c’est comme avoir un superpouvoir. Plus j’avance, plus je perçois les fils invisibles qui relient toutes les pièces entre elles : l’attention, l’anticipation, l’adaptation constante. Nous sommes encore dans la phase de préparation, et tout n’est pas simple, mais je me sens confiante. Je sais que nous ferons, encore une fois, un beau projet. J’ai une immense confiance en cette équipe : dans chaque tâche, je ressens la même énergie, la même envie d’avancer ensemble, une motivation qui me porte chaque jour.
Nous avons aussi la chance d’être entourés de formidables partenaires locaux (l’Institut Français, Bayt Dakira, Association Essaouira-Mogador, Association Argania, Fondation TAMKEEN). Leur accueil ne se contente pas de faciliter le projet ; il en façonne l’atmosphère, rendant chaque échange plus sincère et plus vivant. Leur soutien constitue la base de ce qui, j’en suis sûre, deviendra une très belle aventure.
Et puis, il y a Essaouira, une ville qui vous attire sans prévenir. Il y a quelque chose de fascinant dans son rythme, dans l’air marin, dans la poésie silencieuse du quotidien, dans les sourires croisés au détour des rues, dans les couchers de soleil et les pêcheurs du port. C’est le cadre idéal pour réfléchir, se relier, et sentir la ville devenir, elle aussi, partie prenante de l’expérience.
Endosser ce rôle m’a permis de voir The Beit Project sous un angle plus large, tout en restant fidèle à son essence : des rencontres porteuses de sens, des réflexions partagées et des liens humains. C’est une autre forme de responsabilité, mais qui résonne profondément avec les raisons pour lesquelles j’ai rejoint ce projet.
Les sessions urbaines à Essaouira débuteront le 26 mars et se termineront le 14 avril.